Ambiguïtés

J’ai pas trouvé mieux comme titre pour qualifier mon état d’esprit au moment où j’écris ce billet.

On est samedi, je viens de terminer ma sixième heure de conduite à l’auto-école, il m’en reste deux ainsi qu’une heure de méca à faire lundi soir. Le planning a un peu changé avec l’auto-école. On avait convenu fin juillet que je fasse une heure de conduite mardi 21 août à 8h juste avant mon examen de 9h20, pour se mettre en condition je suppose. C’était le bon plan pour moi, j’étais rôdé. Et bien c’est pas du tout ce qui va se passer, je n’aurais pas d’heure de conduite et mon examen aura lieu à 8h. Une chose est certaine, il ne faut jamais poser de certitude tant qu’on a pas le papier officiel qui va bien sous les yeux et dans les mains. Première ambiguité.

Ces six heures de conduite étalées sur trois jours ont été pour moi une attraction type montagne russe. J’ai eu deux moniteurs différents, et donc deux personnalités différentes. Un dont la cool attitude coule dans ses veines, l’esprit de Bob est là. Le second plus militaire, avec qui j’aimerais pas me retrouver nez-à-nez en cas de pépin dans un giratoire. Le premier que j’ai décrit je l’ai eu deux fois, le second une fois. Devinez avec qui cela s’est passé le mieux ?

Non pas que j’ai trop tendance à remettre question l’autorité, je suis peut-être comme vous, j’apprécie moyennement les indications verbales un tantinet autoritaire fais comme-ci fais-ça, fais pas-ci fais pas-ça. Bien entendu, je suis là pour apprendre. Bien entendu il ne tient que de ma volonté de réussir d’appliquer au maximum ce que m’on dit de faire. Mais il y a une approche, une façon de faire, d’autant plus que je ne suis pas du coin, et ils le savent, je n’ai pas donc en tête toutes les subtilités quand je suis derrière le volant. Et là je dirais que l’ambiance peut vite être pourrie entre le sachant et l’apprenant. Cascador l’exprime bien dans un billet d’ailleurs :

Je déplore le fait de voir des sachants s’exprimer comme s’ils disaient des choses évidentes, que tout le monde sait.

Forcément, quand ça fait 20 ans que tu empruntes les mêmes routes, été comme hiver à toute heure ou presque de la journée, la ville n’a plus de secret de pour toi, c’est ton terrain de jeu, t’en connais les moindres recoins, sinon même à quel moment où le feu tricolore va passer au rouge ou au vert. Easy.

A côté tu as l’élève néophyte, qui passe ou repasse pour la énième fois son examen, toujours moins confiant au fur et à mesure des tentatives, la tête haute, OK pour taper la discute sans faire le malin avec de la punchline lyrique à la Booba ni faire son parigot de service qui sait tout et se croit tout permis parce qu’il a mis deux pieds hors de la Capitale.

Ce qui est assez pénible, c’est de faire une plutôt bonne prestation avec l’un et de faire un truc tout moisi le lendemain avec un autre. Tu as juste l’impression d’être Alain Prost un jour et Emilien le jour d’après. Deuxième ambiguité.

Heureusement j’en suis pas arrivé là, je serais peut-être même pas là pour vous le dire si ça se trouve. Au volant je suis ni crispé ni détendu. Je suis juste à 100% sur la route, peut-être un peu trop d’ailleurs, au point que mon regard ne balaie pas suffisamment l’horizon, ce qui fait que j’anticipe pas suffisamment et ça se voit dans ma conduite.

En agglo il m’arrive de ne pas prendre suffisamment d’information sur mon environnement ce qui entraîne parfois une action sinon une inaction de ma part, certes sans gravité, mais qui est en soit une infraction stupide au Code de la Route (exemple : freiner alors que le véhicule venant de ma droite sort d’une voie privée).

Globalement, les moniteurs ont un avis positif sur ma conduite, j’ai besoin de me perfectionner sur quelques fondamentaux de conduite (angles morts dans les giratoires, adapter l’allure aux intersections, positionnement sur la chaussée).

 

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4 commentaires sur « Ambiguïtés »

  1. Et bien j’ai le moniteur militaire et beaucoup de mes amis ne supportaient pas. L’important c’est la confiance en soi et donc elle est transmise par l’autre, ici le moniteur. Tu es lucide, tu sais que ça va aller et tu surveillera tes défauts.
    La faute que tu cites n’en est pas une dans la vie réelle quand justement tu as l’intuition qu’une voiture sort trop vite d’une voie privée. Avec une pratique quotidienne, tu le verras…
    Sur ce, m….

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  2. C’est donc bien une question de feeling. Je chipote, mais j’ai jamais accroché les approches directives qui installent une relation de domination, c’est rédhibitoire.
    J’espère être assez lucide mardi à 8h du mat, je vais me caféiner mais pas trop j’ai une petite vessie faut que je fasse gaffe avec ça 😀 Même si c’est une « erreur » j’avoue agir intuitivement par précaution, j’ai effectivement pas encore l’expérience acquise pour bien réagir dans cette situation, quoique je ne suis pas dans la tête du gars qui peut débouler, ça arrive tous les jours n’importe où.
    Merci Didier 🙂 Et ma tata de Mourmelon qui se trompe jamais m’a dit que j’allais réussir aussi… Donc.

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