Rembobinage

On est lundi. J’ai la chance de ne pas être comme Garfield, c’est-à-à-dire détester tous les lundis. Comme ce n’est pas une histoire de 1er jour de la semaine puisque chez les nord-américains c’est le dimanche et pas le lundi, je me demandais finalement pouquoi Jim Davis son dessinateur lui faisait dire cela. Il semble que cela soit dû au fait qu’il n’ait pas de responsabilité sur les épaules, donc en gros qu’il joue pas dans notre cour d’être humains. Remarquez que c’est franchement discutable, on est pas loin de faire culpabiliser nos animaux et de les faire passer pour des hippie. Je vous laisse faire votre propre opinion, mais je pense pas que les animaux se triturent les méninges autant qu’un trader en costard. Cela ne nous empêche pas de flinguer notre grande maison bleue et de lui vider son frigo sans songer à en faire les provisions pour plus tard : la fin du mois c’est tous les jours maintenant mais on a encore notre canicule qui nous embête, une chose à la fois et chaque chose en son temps.

S’il est vrai qu’avec cette chaleur les neurones surchauffent aussi vite qu’un condensateur soudé près d’un radiateur, je me prémunis de l’obsolescence cérébrale grâce à mon super ventilo Eco+ qui dépanne fraîchement bien en appartement, surtout quand on est tout seul à profiter de lui. Autrement je vous l’assure, j’aurais déjà déguerpi de ma chaise, l’iMac est un véritable radiateur frontal (pratique en hiver).

Dans cet article, je rembobine un peu les choses concernant mon parcours loin d’être conventionnel. Je remonte un peu dans le temps, mais pas très loin, juste d’un an.

Il y a un an jour pour jour, le 4 août 2017, je passais mon examen de conduite à Créteil-Europarc. C’est un parc technologigique tertiaire d’après le pdf l’ancienne Communauté d’Agglomération du Val-de-Marne. Des bureaux, des resto et des administrations. C’est le coin fétiche des auto-écoles pour piéger leurs élèves : entre les sorties de parking, les ronds-points, les intersections et les priorités on a l’embarras du choix. J’allais oublier, il y a aussi les panneaux de stop et le marquage au sol. Généralementmais j’ai compris que ça dépend du conducteur et s’il est bien luné ou non – on s’arrête à un STOP, soit à la hauteur du panneau si absence de marquage au sol, soit à la ligne prévue à cet effet.

Bien que j’ai imprégné 80% du code de la route, et que les 20% restant c’est surtout de la mauvaise volonté, j’ai foiré mon examen ici. Le glisser de stop m’a été fatal et m’a coûté plus cher que si j’avais déjà le permis finalement : cette faute éliminatoire paraît-il tolérée il y a pas si longtemps dixit l’inspectrice m’en coûte à cet instant 1500€. Dommage pour moi, le chantage aux 8 heures supp’ de conduite pour lequel je me suis résigné deux semaines auparavant n’aura pas suffit.

On fait les comptes : en août 2017 j’en étais à un forfait de 27 heures + 8 heures supp’ et on arrive à 1500 balles. Vous comprenez qu’à ce moment, à défaut d’avoir suffisamment appuyé sur la pédale de frein, j’ai voulu lever pied de la planche à billet.

J’ai donc mis le permis en stand-by… jusqu’à il y a peu vous le savez.

Mais après ma foirade qui reposait unqiuement sur cette faute éliminatoire, je ne suis jamais retourné dans l’auto-école où j’avais signé au départ, j’ai repris mon dossier de candidat, direction Mourmelon-le-Grand, chez Papy et Mamy, à la campagne, avec la ferme intention d’en finir cette fois-ci, une bonne fois pour toute.

Dans 15 jours je serais fixé : mardi 21 août 9h15 tapante et précédé d’une heure de conduite pour la mise en condition. Ce sera la Saint Christophe aussi, c’est donc bon signe.

Il m’aura fallu presque un an pour me décider seul et comme un grand garçon de reprendre un projet mis en pause. D’autres circonstances familiales ont rendu possible cette situation, mais le fait est que ma décision me permet d’en apprendre sur moi-même.

Pression sociale oblige, il n’y a que mes études universitaires pour lesquelles j’ai dû et je suis allé au bout des choses. Contre vents et marées, ça n’a pas été de tout repos, j’ai obtenu le fameux grade de diplômé du supérieur en Sciences Humaines et Sociales.

Devinez la suite, je la fais courte:

– Bonjour Monsieur, bienvenue à Pôle Emploi, que puis-je pour vous ?
– Je cherche du travail.
– Ah vous savez en ce moment c’est difficile pour tout le monde.
– Oui, mais je viens de terminer mes études et…
– Ah vous savez en ce moment c’est pas facile pour tout le monde.

A ce jour, j’ai résolu partiellement ma problématique professionnelle. Mais là dessus je prends vraiment le temps de bien faire les choses, car d’une ça pourrait être bien pire et de deux je ne veux pas répéter mes erreurs passées.

J’ai entrepris d’autres projets qui ont ou auront un jour leur pesant d’importance sur le papier. Et même si je ne les ai pas abandonnés, ils sont aussi en stand by donc d’une ça me pose problème, et de deux ils n’ont pas encore aboutis. Dans tous les cas je reconnais que mettre les choses en mode pause est mon énorme défaut, c’est vrai.

Même si on lit que procrastiner est l’apanage des gens intelligentsje ne pense pas être plus bête qu’un autre mais je préfère reconnaître que ce tempérament ne m’aide pas à avancer dans la vie de tous les jours, encore moins à gagner en assurance dans un avenir incertain. Remettre à plus tard c’est en attendant avoir le cul entre deux chaises et ne jamais trop savoir sur quel pied danser, faute de se décider à agir.

Le manque d’indicateurs, la peur injustifiée de ré-échouer, le coût d’abord en terme de temps et d’argent sont des barrières mentales que je me suis moi-même érigé dans ma propre forteresse. C’est très très fort de se tirer des balles dans le pied. Et à tous les coups ça empêche d’avancer.

Maintenant que ma situation commence à être un peu plus stable, mais que j’ai la chance de ne pas encore devoir supporter le poids de nombreuses responsabilités, je fais péter ces verrous maintenant et pas demain, pour passer le level-up.

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Attendre ou agir… une simple question de timing ?

En attendant, je fais ce que je pense pouvoir être capable de faire à mon niveau, c’est-à-dire me rendre disponible pour quelques proches, écrire ici sur ce blog car c’est vraiment important pour moi, et enfin travailler d’arrache-pied à la salle pour reprendre des forces… Et pourquoi pas me redonner cette lueur d’espoir qu’au fond je suis capable de faire péter ce second verrou qui concerne donc ma passion vous avez deviné, la muscu. Cela fera l’objet d’un second article, car j’ai songé à en faire mon métier l’année dernière, j’étais dedans comme jamais, et puis quelque chose ne s’est pas passé comme prévu.

Mais cela fera l’objet d’un second article.

 

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4 commentaires sur « Rembobinage »

    1. Bien entendu, mais en ce qui concerne le monde du travail, ce sont les échecs consécutifs qui minent petit à petit l’espoir. Mon soucis a été de me borner à vouloir me dépétrer seul de situations dans lesquelles je me suis foutu seul, sans trop réfléchir. C’est un cercle vicieux sans fin et j’en voyais jamais l’issue, à chaque prise de décision je m’empetrais… Jusqu’à ce que je m’adresse à la bonne personne qui m’a tendu la main pour m’aider.

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