Le vrai prix des bonnes choses

A défaut d’avoir encore ma bagnole perso, c’est pas demain ni après-demain, il m’arrive souvent de tomber en panne de titre « accrocheur ».

Cela a dû vous arriver un jour, enfin si vous écrivez régulièrement. je parle pas du « syndrome de la page blanche » mais du simple article de blog que vous avez envie d’écrire, jusqu’au moment fatidique de « l’intitulation » qui va bien pour pas perdre mon lecteur dès le départ. Soudain, c’est le drame, vous perdez tout cet entrain qui vous animait y a 10 secondes à cause d’un bête titre d’article. Vous fermez l’écran du PC, et passez à autre chose. Pas d’article finalement. NEXT.

Bon ce ne sera pas le cas aujourd’hui il semblerait, c’est même un titre même tout trouvé déjà pour un célèbre distributeur de bonne mal bouffe allemand qui fut un de mes employeurs durant ma dernière année de fac.

Ce matin je me suis occupé de mon affaire d’auto-école, j’y suis allé pour demander si je pouvais faire mes 8 heures de conduite et passer l’examen entre le 20 et le 31 août. Réponse peut-être la semaine prochaine.

Car oui, ici c’est pas Paris, ici c’est Mourmelon. Pas le bout du monde non, 180 km de distance, mais une autre façon de voir les choses. Je fais le surpris alors que je devrais pas, car c’est ce que j’aime ici en province, qu’on peut pas poser de certitude sur tout, tout le temps. Le lâcher-prise c’est un mode de vie à part entière dans un village de 5000 âmes.

Calquer et comparer ce mode de vie à celui d’un blédard de Champigny c’est passer pour un bouseux arriéré avec un tracteur.

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Je sais le faire aussi, mais en vélo.

Le monde rural et le monde urbain ont des priorités bien distinctes, faut bien connaître les deux faces de la même pièce pour s’en rendre compte.

Vouloir son carré potager pour planter pépère ses patates, écouter les tourterelles, enfourcher son vélo pour aller faire ses courses le matin, acheter une carte postale à la papeterie, ou aller à La Poste.

La vie « normale », la mienne du moins, telle que je la conçois quoi.

Cette vie où tu fais chier personne, et où personne vient te faire chier non plus.

Cette vie où tu es prêt à rendre service sur la base d’une cordialité, genre la base de la civilisation humaine. (« bonjour », « merci »)

Cette vie où tu te dis que ton temps est compté et que tu n’as pas envie de regretter.

Ce mode de vie aura un coût d’abord social, forcément. Je pousse quand même l’idée plus loin, le francilien, cadre avec femme et enfants mais devenu blasé ira probablement en Seine et Marne ou dans les Yvelines. On l’appellera « périurbain ».

Ce mode de vie aura aussi un coût économique. Là où l’obtention du permis prendra tout son sens c’est lorsqu’il faudra aller bosser, j’imagine Châlons-en-Champagne ou Reims, soit 30 à 40 km rien que pour s’y rendre. Sans compter le retour chez soi. La bagnole, l’assurance, l’essence, l’entretien. J’ai bon espoir pour ma planche à billet, on lui souhaite la bienvenue à la maison.

Mais quand Romain a un truc en tête il ne l’a pas ailleurs, l’idée fait souvent son bonhomme de chemin, faut laisser mûrir.

Le temps c’est pas que de l’argent, c’est aussi de la vie comme le dirait Pierre Rabhi, 80 ans au compteur, et il a pas tort, je pense qu’il sait l’importance de l’un et de l’autre.

Ce qui est bien c’est que j’ai fait ce premier pas, ce tout premier pas, c’est comme le starter de la Renault Super 5, ta « titine », c’est le truc indispensable pour démarrer. Une fois le moteur chauffé tu peux l’enlever, ça va aller.

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Didier doit bien connaître ceci.

Je ne conçois pas ma vie « en mode avion », du genre je m’isole de toute communication, mais plutôt en mode « ne pas déranger » toujours programmé entre 17h et 8h le lendemain, c’est que ça me dit bien aussi, c’est le compromis plutôt sain, qui me paraît équilibré à vue de nez, pas trop ambitieux ni trop contraignant, mais atteignable.

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Régulièrement, oui.
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De temps en temps, oui.

 

 

Tout cela est possible, encore un peu de patience et d’obstination.

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5 commentaires sur « Le vrai prix des bonnes choses »

  1. C’est quoi ton truc là ?

    Tu sais qu’il n’y a plus de starters sur les voitures modernes, que le moteur se coupe aussi aux feux et même. …qu’elles sont électriques? 😛

    Après sur d’autres engins à moteur thermique, je dis pas. Et sur de la voiture de collection, il y a du boulot. J’ai un apprenti qui fait ça en loisirs tiens. Années 20 en plus et ça rigole pas. C’est comme informaticien, spécialiste automobile ça veut rien dire.

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    1. J’ai googlé « starter de renault super 5 » et je suis tombé là dessus, et comme je sais que tu bosses dans le secteur automobile… c’était un clin d’oeil 😉

      Bien sûr que oui que les caisses d’aujourd’hui n’en ont plus besoin, tout est électronique ou presque, c’est d’ailleurs triste pour celui qui aime mettre les mains dedans mais bon.

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  2. Cela ressemble à un démarreur, qu’on peut comparer à la ficelle du lanceur sur les tondeuses qui n’ont pas trop d’électronique embarqué. Le starter existe encore sur les petits moteurs qui équipent ce genre d’engin, sur les tailles haies thermique, tronçonneuses, une petite manette qui ouvre ou ferme l’arrivée d’air dans le carburateur.
    Le starter dans la vie cela peut-être la chance, la réussite, une bonne carte gold, de bons amis mais on peut se contenter de peu de chose pour vivre, sans copier sur son voisin, sans avoir un écran incurvé, sans SUV, sans 4×4, sans téléphone ultra sophistiqué,…
    Après chacun fait comme il veut ou comme il peut 😉
    A pluche.

    Aimé par 1 personne

    1. Exact, et à l’occasion fin août quand je retournerais à Mourmelon je prendrais une photo du motoculteur thermique Kubota de mon Papy 😀 En hiver c’est surtout plus compliqué pour ce genre de bécane et il faut tirer comme un damné pour le lancer.

      Le starter de la vie j’ai souvent pensé que c’était le travail, le mérite, la reconnaissance. A mon grand regret et au jour même de mes 26 ans, je suis un peu éloigné de la réalité, certes le travail c’est la base, mais un peu d’argent de côté aide un peu, et un bon réseau aide beaucoup.
      Le reste, c’est peanuts. Avoir un petit studio ou une grande baraque change pas grand chose à l’équation, hormis si on le claironne partout.

      A pluche 🙂

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