L’été sera chaud, l’été sera sport avec un bac à sable

Une montée au filet, quelques bières au coup de sifflet final et bientôt la tête dans le guidon, sans oublier une petite rillettes aromatisée à l’asphalte sur du bon pain frais, du sport vous allez en bouffer et en entendre parler, ce qui n’empêche pas d’en faire aussi bien entendu.

Les vacances approchent, je vais pouvoir me reposer après ces longs mois difficiles. Ma reprise sérieuse de la musculation a déjà commencé, je n’ai qu’à poursuivre comme je l’entend progressivement sans brûler les étapes.

Je crois que c’est la première fois que je peux parler de vrais congés payés.

Depuis mes 16-17 ans j’ai fait le choix de bosser pour gagner un peu d’argent, l’économiser, au cas où (lequel je ne sais pas), plutôt que de ne rien foutre à jouer ou glander sur le PC. Au lieu de cela je préférerais monétiser mon temps, je pensais déjà à l’avenir. Conscience capitalistique.

Je ne sais pas comment pensent les futurs bacheliers édition Parcoursup cuvée 2018.

Disons aussi que je me fie pas trop à ce qui se dit dans les médias ou entre collègues à la machine à café ; je me fie à ce que je vois et entend parfois autour de moi.

Le bachelier 2018 ne sera probablement pas si différent que le bachelier 2010 que j’ai été. Souvenir de ce matin de juillet 2010, cet état de stress le matin alors que les résultats vont tomber dans 1 heure, la boule au ventre, accompagné de ma Maman, je poussais tout le monde pour chercher mon nom sur la liste des admis d’office.

Le bachelier 2018 sait qu’il n’a qu’une chance sur dix de ne pas l’avoir s’il voit le verre à moitié vide en temps normal, mais qu’il a neuf sur dix aussi de l’avoir sans problème.

La liste de rattrapage, c’est la béquille qui peut sauver les meubles mais qui prolonge la corvée. Ces quelques points parfois qui retardent la soirée alcoolisée initialement prévue ce jour-là avec les copains.

Jeune, tu sais que l’abus d’alcool est mauvais pour ta santé mais tu n’en as rien à foutre de ce qu’on te dit et tu as raison, profites-en, le bac tu l’as qu’une fois dans ta vie (*)

Le 6 juillet prochain j’aurais terminé mon premier mois en tant accompagnant d’élève en difficulté scolaire. J’ai commencé début juin et je vais poursuivre dès la rentrée prochaine dans mon école.

Ce travail me plaît énormément ; c’est un véritable nouveau départ professionnel et personnel qui se profile devant moi jour après jour.

Je songe même au métier de Professeur des Écoles, donc dans le 1er degré, j’aimerais enseigner auprès d’un jeune public, entre le CP et le CM2.

Bien que j’ai tenté le Master MEEF Histoire-Géographie et EMC en septembre 2016 après ma Licence de Géographie, je n’avais toutefois plus l’envie de m’investir dans deux années d’études supplémentaires qui s’annonçaient très chargées.

Les choses ont évolué depuis, j’ai emmagasiné de l’expérience pro un peu partout, dans différents domaines. Je suis passé par l’école de la vie en gros.

J’ai connu les gadins, les coups bas et les coups durs, la méchanceté des uns, les encouragements des autres. Pendant plus de deux ans j’ai fait deux pas en avant, un pas en arrière mais tout reste encore à faire.

Et ce « faire » passe à présent par une activité professionnelle qui me correspond, qui a du sens, qui est utile, dans un cadre sain où le développement humain est la priorité, où l’argent n’est pas une fin en soi mais un moyen de faciliter les choses.

Si je peux me rendre utile si ce n’est qu’à une personne, un enfant dans mon cas présent, cela me rend heureux, car je peux offrir un peu de mon temps à un petit bonhomme pour lui permettre de comprendre et d’éviter d’encaisser du retard dans son apprentissage scolaire.

Beaucoup d’enfants ont des difficultés, des points faibles qu’il convient de repérer au plus tôt quand c’est possible pour ne pas que ça en devienne des lacunes par la suite. Sauf que beaucoup d’enfants n’ont pas d’aide individuelle, alors qu’ils en auraient besoin, et se retrouvent désarmés rapidement. Ils baissent les bras pour les plus discrets, ou provoquent la pagaille pour les plus téméraires. C’est un autre débat, j’en conviens.

Pour ma part je veux faire de mon mieux, dans l’humaine mesure du possible, avec mes deux bras et mes deux jambes. Parfois il y a des réussites et parfois des échecs.

En attendant, les vacances arrivent à grands pas, je quitte la région parisienne courant juillet vers le Grand Est, puis j’irais faire un petit tour en région Nouvelle Aquitaine, dans la Vienne, début août normalement.

(*) C‘est pas une excuse non plus pour se mettre une race.

 

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2 commentaires sur « L’été sera chaud, l’été sera sport avec un bac à sable »

  1. « J’ai connu les gadins, les coups bas et les coups durs, la méchanceté des uns, les encouragements des autres » comme tu es encore jeune tu risques sans doute de pas en avoir fini avec tout cela, mais c’est la vie, même pour un futur « capitaliste » 😉
    A pluche.

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    1. Je doute pas un instant que c’est que le début, mais qu’au moins je suis prévenu, je ferais pas celui qui découvre la vie à 30 ans.
      En cela que finalement je connais que tardivement les difficultés de la vie, tandis que d’autres les auront connues beaucoup plus jeunes et seront mieux à même à y faire face plus précocement, à s’adapter aux circonstances.
      A pluche 😉

      J'aime

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