Le streaming s’invite dans mon casque et mes oreilles

C’est l’histoire d’un petit Romain qui décide de faire une transition en matière de pratique d’écoute musicale.

Né en 1992, je suis de la génération CD 2 titres, comprenez ce bon vieux single, que vous achetiez peut-être 5 € y a encore dix ans chez Saturn.

Le sous-titre était prémonitoire mes amis.

J’en ai toujours encore une flopée dans ma bibliothèque (voir photo) en plutôt bon état d’ailleurs, pas trop rayés ni trop abîmés malgré les années et la jeunesse insouciante qui d’ordinaire est critiquée car ne prenant pas soin de ses affaires.

Pour l’anecdote perso, instant nostalgie, vous savez peut-être que la coupe du monde de football c’est bientôt. J’ai remis la main sur le single d’Omar et Fred « François le français ».

Hormis le fait que le single ferait des vagues aujourd’hui, j’y mettrais ma main au feu, les paroles sont au ras de la pelouse culturelle pour mes neurones, mais le truc est culte et collector pour moi.

Le CD c’est comme la cassette hier, et comme le vinyle avant-hier. Ça a existé, ça a disparu et c’est revenu avec un souffle marketing d’une nostalgie insoupçonnée faisant appel à un bon vieux temps qui n’était pas mieux, juste différent, tout est peut-être question aussi de contexte économique, social, politique, personnel ?

Je parle de contexte, car aujourd’hui alors que l’on peut être en mesure d’utiliser sa tête et ses neurones fonctionnels interconnectés et développés il paraît, j’estime que l’heure au désencombrement a sonné tel le Big Ben un certain 31 mai 1859.

Alors qu’en France on pensait que non, bah désolé pour nos journalistes vous avez encore râté la cible, le CD va s’éclipser vraiment, admettons qu’ils disent vrai cette fois-ci, d’ici peu peut-être de nos rayons européens, comme ça a commencé chez les américains, continuer à cumuler de la galette dans ma bibliothèque ça va pas être possible. Il est que trop question de faire des choix, du tri, garder quelques CD qui m’en disent plus que ce qu’ils contiennent (une compilation offerte à un anniversaire d’enfance à la campagne et fêté avec sa famille proche ; un CD acheté en vacances avec ses grands parents au bord de la plage à Narbonne etc.).

Daddy DJ… vous pouvez pas savoir les souvenirs qui me traversent le cerveau là.

Partant de cette analyse on sait quoi garder et quoi ranger ailleurs, pourquoi pas donner à quelqu’un à qui cela pourrait plaire. Je pourrais les revendre, mais les gens destockent déjà massivement dans les brocantes comme j’ai pu m’en rendre compte. Et l’option le bon coin n’est pas ma priorité, j’ai d’autres choses à faire.

On est samedi matin, j’écris dans le RER A direction Charles de Gaulle-Étoile avec l’application Deezer et ma playlist en hors ligne sur mon smartphone, un casque Bluetooth JBL T450BT sur les oreilles.

Rapport qualité/prix au poil, je vous assure.

Du plaisir, rien de plus.

Pas de matos encombrant, lourd, pas pratique. Juste de la simplicité, en partie dématérialisé, en partie sans fil, sur abonnement, limité dans le temps, jetable j’en ai conscience, mais je pense pas que le matérialisme et le culte de l’objet possedé à tout prix soit une position complètement rationnelle au 21e siècle, le siècle peut-être de tous les possibles à tout moment et n’importe où.

Le siècle qui ne peut de toute façon être celui de l’indifférence générale.

Deezer, Spotify, qu’importe, un service français, suédois, américain, les goûts et les couleurs sont dans la nature.

C’est pas forcément là dessus que les voix devraient s’élever, celles qui crient au loup que la dématérialisation c’est le mal incarné.

A ce jeu là, on serait tous des propriétaires de notre logement ou de notre voiture, et il serait complètement fou de louer par choix, par obligation ou par envie.

Je me fiche de ne pas posséder une musique que je veux juste écouter n’importe où et n’importe quand, sur ma tablette, mon smartphone ou mon iMac. La simplicité est au bout des doigts et à portée d’oreille. Je suis tout ouïe.

Publicités

4 commentaires sur « Le streaming s’invite dans mon casque et mes oreilles »


  1. Je suis plus un adepte de cette solution plutôt que celle du « en ligne » qui sait ce que tu écoutes, qui revend sans doute les données pour ce faire un peu de fric sur ton dos, mais je ne suis pas de la même génération que toi et surtout j’ai encore un vieux Nokia 2630 qui ne me sert que pour téléphoner 😉
    A pluche et n’oublies pas de descendre à la bonne station.

    Aimé par 1 personne

    1. De toute façon tout ce qui transite par un serveur peut être intercepté, analysé.
      J’étais un vrai réticent au streaming lors de ma période linuxienne car je prenais pour argent comptant toutes les craintes alarmistes.
      Maintenant je fais davantage la part des choses, je sais que tous ces services, même si je paie, me fournit un contenu personnalisé qui nécessite un traçage comportemental consenti.
      Sinon bah on peut aussi rester avec sa propre musique, mais c’est une question de praticité, et pour ma part l’envie de découvrir de nouveaux artistes qui m’étaient complètement inconnus.

      Zut, j’ai loupé ma station ah ah 😄

      A pluche !

      J'aime

    1. Et je dirais même plus, y a aussi les musiques indisponibles dans ton pays parce que les ayants-droits n’ont pas mis assez de 0 sur le chèque.
      La solution étant un petit coup de VPN, au risque de se faire fermer ou piquer son compte…

      On ne peut pas tout avoir non plus. Quoique YouTube Music va vite résoudre cela je parie.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s