En bonne voie philosophique

Dans le sillage de mon article précédent sur la maîtrise de soi – qui, vous l’aurez peut-être compris est une pirouette philosophique que j’avais moi même pas anticipé – je profite de ce dimanche magnifique, estival comme pas possible, pour faire un premier point sur le travail introspectif mené jusqu’à présent.

Comme je viens de le préciser, ce n’est pas une démarche qui était prévue au calendrier des idées qui fusent dans mon esprit mais bien une prise de conscience, brute de décoffrage, le genre de virage 360° que vous prenez quand y a quelque chose qui vous agace jour après jour mais que vous ne savez pas quoi faire concrètement pour inverser la donne.

Nick s’interroge aussi

Eh bien pour moi cela passe par l’envie d’être en paix avec moi même, de m’écouter, de ressentir, de savourer, de profiter.

Ça paraît tellement con quand je l’écris tellement c’est pourtant évident, parce que quand on se pose cette question, juste cette question :

Au fond de toi, tu veux quoi ?

Cette évidence ne l’était pas pour moi jusqu’à présent, car comme j’ai jamais eu l’envie de me faire confiance, je posais plutôt cette question à quelqu’un, donc c’était :

Et toi, t’en penses quoi ?

Bien entendu, ça change tout pour vous, vous demandez une validation extérieure à vos envies, parce que vous ne voulez pas déplaire aux autres, par peur d’être rejeté (surtout pour le célibataire solitaire assumé que je suis).

Vos désirs ne sont plus les vôtres mais ceux des autres. C’est tout le problème.

N’est-ce pas ?

Comment donc garder une maîtrise de soi (durable, stable) et de mes émotions alors que j’attendais l’avis (changeant) des autres sur mes décisions ?

Les autres ne peuvent pas savoir pour moi. C’est juste impossible, même s’ils me connaissent bien (famille, amis proches)

Mais j’ai fait cela pendant des années et des années, avec des hauts et des bas émotionnels, des réussites et des échecs, certes, mais aussi des accès de colère inopinés, un arrière-goût d’amertume et de déceptions en tout genre car je ne me sentais pas vraiment responsable de ce qui m’arrivait au final (puisque je demandais toujours aux autres).

Le serpent qui se mord la queue. La confiance en soi qui part en sucette encore davantage. On avance plus. Ça patine sec, mais le temps, au sens de la vie humaine, lui continue sa route et file comme le vent.

J’avais donc le choix :

  1. Laisser les choses se poursuivre ainsi (rester passif quoi)
  2. M’interroger sérieusement sur ce qui m’importe vraiment, comment je me sens à l’intérieur, ce dont j’ai vraiment envie dans l’instant présent.

J’opte pour le 2ème choix. J’admets que c’est malgré tout un vrai défi en France de se prendre en main, on fonctionne encore sur un modèle où on attend des autres qu’ils fassent le premier pas. Mais pas plus que vous n’avez envie de le faire, les autres non plus. La stagnation quoi.

Stagner c’est mal

Depuis 15 jours environ j’expérimente une sorte de sérénité intérieure.

Sans aller jusque là non plus

Ne perdez pas trop temps et votre argent sur des pseudo méthodes artificielles qui vous conduiront, soit, droit chez les fous (les anxiolytiques) ou dans le mur (le développement personnel). L’un comme l’autre ce sont deux fausses solutions lucratives qui vous invitent d’abord à ouvrir grand votre portefeuille régulièrement plutôt que de prendre vraiment la peine de savoir ce qui est bon pour vous.

Ce qui peut en revanche vous aider et qui m’aide : la philosophie.

C’est con, limite révoltant quand on sait qu’on l’a étudié vite fait en Terminale (7 heures par semaine !) , que ça nous a emmerdé comme pas possible avec des concepts dont on pige rien (l’Existentialisme), qu’on s’est fait tailler en miette par notre prof qui elle semblait en communication transcendantale avec Platon (vers l’infini et au-delà ! #buzzleclair #toystory). Bref, tout était goupillé pour que la philosophie s’arrête à l’obtention du précieux et premier sésame pour le non-emploi : le baccalauréat.

Et j’avais eu 9/20 au baccalauréat, c’est dire que ça motivait à s’y replonger pendant les vacances d’été.

Pourtant… Pourtant je m’y suis remis, parce que j’en avais envie, parce que je me suis écouté et que j’ai commencé à faire mes propres recherches d’auteurs anciens et récents, courants de pensée d’Orient et d’Occident, d’idées et d’exercices pour enfin réfléchir puis agir.

Le stoïcisme m’apparaît comme la philosophie pratique de choix.

Heureusement que c’est plus réjouissant que ça la philo

Marc Aurèle, Epictète sont les premiers auteurs qui ont mon attention.

Frédéric Lenoir, Luc Ferry me servent d’exégèse sur des concepts philosophiques pas si évident que ça à comprendre (le bonheur par exemple)

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2 commentaires sur “En bonne voie philosophique

  1. Donc tu en viens à te faire aider par d’autres pour penser 😋
    J’ai quand même fait mieux que toi au bac tout en ayant 6,5 durant l’annee. Mais effectivement, lire et réfléchir sir ses actions, ses besoins, ses sentiments, méditer sans s’enfermer est plutôt bon. Mais les philosophes sont des hommes et leurs actions sont bien souvent contraires à leurs pensées.

    Aimé par 1 personne

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