Cinéma : Radin (2016)

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J’ai fait la même tête en voyant ton film mec.

Premier article du genre sur ce blog, une sorte de chronique critique parce qu’aujourd’hui on aime de toute façon donner son avis sur tout, pourquoi donc se priver.

Parlons d’un blockbuster national, un film qui a eu la réputation d’élever plus encore le niveau comique déjà démentiel que notre beau pays peut arborer avec une insolente fierté.

Radin est son titre, François est son prénom, Dany Boon est son incarnation pour ce film sorti y a à peine deux ans.

C’est du Dany Boon, on se dit que les critiques cinéma peuvent aller se coucher tant on a tous en tête notre Ch’ti du Ch’Nord qui ne peut pas décevoir au regard du nombre d’entrées en salle qu’il fait à chaque fois d’après le classement du box office d’M6. On sait que la plupart de ses films font un carton, on est alors séduit comme son voisin d’aller voir le dernier Dany Boon qui fait un démarrage en trombe, sinon le meilleur démarrage de l’année quoi, donc quand on est comme moi et qu’on préfère se regarder le film deux ans après dans le canap’ avec son thé noir aux fruits rouges (très bon chez Éléphant), on se dit :

Putain mais ouf le film en carton.

Clairement c’est une daube je suis cash, un prof de violon d’une école de campagne paumée d’on ne sait où en France, un coin en tout cas loin de tout en Bretagne, avec du vieux roulant en Aixam 1902 et du plutôt pauvre qui vit à crédit toute l’année ou avec une retraite modeste d’ouvrier agricole. Seul le centre ville semble un peu bobo sur les bords, en tout cas assez pour que la famille qui tient une crêperie typique bretonne veuille payer le cours particulier de violon au morveux rondouillard sans talent qui fait ça pour faire plaisir à Papa Maman mais qui aurait tôt fait de trouver une salle de gym pour éviter d’être un futur client de la Sécu.

Voilà un peu le speech, à cela rajoutons un personnage féminin sui lui était alors inconnu mais en fait très familier qui fait irruption dans sa super vie de naze et qui en faitva rien changer à sa vie pendant 1h de film, facile.

Du coup on se fait vraiment chier, au bout de 30 minutes on sent poindre le truc que ça va pas décoller des masses car y a un peu trop de caricatures molles et pénibles, toutefois loin d’être risibles à mon goût.

Dany Boon je l’ai apprécié il y a 10 ans avec les Ch’tis, il m’a marqué pour son côté original, le genre de mec qu’on pourrait se foutre de sa gueule pendant 2 semaines avec son accent, dans la continuité peut être du clip picard Marly Gomont de Kamini pour ceux qui ont bonne mémoire et bonne oreille, sauf que j’avais 15 ans à l’époque. Clairement à 25 ans maintenant avec un film dans ce genre là, insipide, plat et hors contexte (les français ne sont ils pas super généreux ?) l’accent des Hauts de France en moins au passage, même pas de crêpe au beurre salé, ça passe plus, signe que la comédie populaire facile et sans style me file la nausée, ce n’est pas une recette suffisamment Tipiak qui marche pour moi…

Reste à trouver le digne successeur d’un Intouchables qui lui par contre avait un petit truc à mon sens, pas révolutionnaire un film populaire mais qui a suscité en moi des émotions et de la réflexion, en tout cas assez pour me dire qu’Omar Sy a réussi là où d’autres patinent.

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4 commentaires sur “Cinéma : Radin (2016)

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