J’ai du Pif

Tout reste à savoir dans si cette phrase est à prendre au sens propre ou figuré…

Bon, trêve de suspens, c’est au sens figuré, j’ai remis la main sur d’anciens numéros de Pif, enfin pas si anciens finalement si on considère les presque 50 années d’existence du journal (1969).

3 numéros datant de 2004 que je n’avais pas lu vraiment à l’époque, mais qui étaient en train de prendre la poussière dans la bibliothèque de ma chambre. Et à ma grande surprise, je me redécouvre un intérêt pour la presse jeunesse pour la simple et bonne raison que contrairement au Journal de Mickey ou Spirou ou encore Picsou Magazine, dans Pif, chaque récit est complet, il n’y a pas cette forme d’obligation (frustrante parfois) d’acheter à chaque fois le magazine pour connaître la suite de l’histoire.

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Pif est destiné à un public assez varié finalement, en tant qu’adulte je lis Pifou avec légèreté mais certaines histoires plus réalistes et plus sérieuses sont intéressantes, comme Trelawney.

J’ai appris le mois dernier sur France Bleu Champagne-Ardenne que Pif allait une nouvelle fois refaire surface à partir de septembre prochain, sous la forme d’un hebdomadaire, comme à l’époque. Espérons cette fois-ci un retour durable et ce grâce à une campagne de financement participatif. Ce n’est pas vraiment le fait du hasard que la radio régionale en fasse la promotion, Thomas Labourot, le dessinateur du nouveau Pif est Rémois.

Très bonne nouvelle pour moi qui comptait me replonger dans la presse papier, mais qui n’aura pas ce privilège d’une autre époque d’expérimenter le gadget à monter soi-même, enfin sauf si on arrive à se convaincre que le gadget sera le magazine lui-même (question écologique sans doute) et qu’il y aura de la réalité augmentée parce que c’est dans l’air du temps (question générationnelle sans doute aussi).

Bref, en attendant, je profite de mes trois numéros pour me changer les idées, et pour alterner avec ma série TV aussi (Brooklyn Nine-Nine, saison 5), que je fais volontairement traîner par pur auto-sadisme, car j’en déjà suis à la moitié de la saison et… que je ne saurais pas quoi regarder ensuite (mais ça c’est pas grave).

Sur ce, j’ai un sillon de haricots verts à faire (photo demain).

 

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Pause photo #6

Dans les commentaires sur le blog, Christophe avait vu juste en m’évoquant un orage dans les parages qui nous est finalement tombé dessus hier un peu avant la sacro-sainte victoire des Bleus.

Il n’empêche que j’ai pris qualques photos colorées un peu plus tôt dans la journée, au demeurant toujours aussi estivale.

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C’est plus fort que toi

SEGAAAAA ! 

La SEGA Megadrive est ma première console de jeu.

Je l’ai eu en 1997, c’était le pack qui comprenait la Megadrive II, deux manettes et l’incontournable Sonic 2.

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C’est ma console de jeu préférée, et je l’ai toujours à la maison. Je ne sais pas par contre si elle fonctionne toujours j’ai pas essayé encore, car j’ai déjà une Megadrive I fonctionnelle installée au sous-sol de la maison des grands-parents.

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Celle-ci restera à jamais dans mon coeur de joueur, des longues heures passées depuis tout petit à jouer à Sonic I et II, FIFA 95, Flashback, Stargate etc.

C’est ce qui explique probablement que je ne la revendrais jamais, ni ne la mettrais à la bene si elle venait à tomber en panne.

Machine de guerre increvable, pas de surchauffe, hormis l’A/C qui est un gros bloc d’alimentation.

Et sans TV avec péritel votre console de jeu rétro prendra inéluctablement la poussière, à moins de repasser prochainement à la caisse ? Il n’empêche que l’original ne peut égaler le remasterisé. Allumer la console avec le jeu qui démarre pas au premier essai, souffler dans la cartouche, prendre en main la manette et son fil qui s’entortille.

Même si mon plaisir de jeu a disparu en grandissant, j’ai passé 10 minutes nostalgiques qui m’ont rappelé quelques souvenirs, et je ne m’imagine pas balzarder 100 € dans un remake sauce SEGA qui veut se la jouer Nintendo. J’y jouerais pas davantage avec une ancienne ou une nouvelle machine, c’est un fait. C’était le bon vieux temps, un autre temps, un autre siècle aussi, mais pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière, je laisse les souvenirs avec mon passé de joueur et je préfère en garder de bons souvenirs.

Rien n’empêche de rallumer la console pour la dépoussiérer mais c’est sans plus.

Oldies : Street Racer (Megadrive/Genesis)

Pause photo #5 : petits biscuits et jardinage

Dans cette pause photo d’aujourd’hui pas de chat, eh non pas cette fois, les minettes sont à la maison toutes les deux avec mon Papa et ma Maman.

Aujourd’hui donc c’était biscuits maison made by Romain et jardinage en fin d’après-midi parce que le soleil même ici dans le nord-est il cogne.

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Pour les connaisseurs, il y a un quelque chose du rocher coco, bien que les ingrédients soient très différents (flocons d’avoine complets bio, chair de pomme Pink Lady, lait de coco allégé, amandes éffilées, du vrai miel d’Angluzelles, des fruits secs bio sans sel mixés)

C’est ma troisième tentative pour tout vous dire. Le premier essai n’était pas mauvais mais pas assez cuit dessus, le second essai trop cuit dessus et dessous donc un peu sec, dommage. Ce soir je pense sera la bonne. Et un, et deux, et trois coco ! 

Il est 18h21 quand je commence à écrire cet article et pendant que certain(e)s se préparent à défiler avec leurs flambeaux, moi je déroule ma Pellicule après avoir bien terminé de désherber mes rangs de pommes de terre ainsi qu’autour des pieds de tomate. Comme vous le voyez, j’ai glané quelques patates en chemin.

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Les tétères détérées par inadvertance, mais comestibles.

On a aussi une partie verger aux abords, avec quelques arbres fruitiers comme vous voyez en arrière-plan.

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Sur votre droite en bas, les oignons puis en remontant, les tomates, les haricots verts, encore des tomates et les patates.

On est à la mi-juillet, bon je m’interroge un peu sur ce que ça va donner cette année. Pour les haricors verts et cornichons ça a l’air intéressant. Même si je n’ai pas contribué à la mise en terre initiale, j’émets quelques réserves pour les pommes de terre.

Pour les arbres fruitiers on aura des pommes et des poires, des prunes aussi visiblement, espérons qu’ils ne soient pas durs comme du caillou.

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Ce sera tout pour aujourd’hui !

Demain un billet photo et vidéo retrogaming old-school spécial dédicace Souvenir de Gamer par Didier.

Faire avec

Quand j’ai pris mon billet de car direction Reims, direction les vacances à la campagne avec les oiseaux le matin qui répondent présent au lever du soleil je me disais en bon français un peu pessimiste que tout n’allait pas se dérouler comme prévu.

Ce « comme prévu » pour moi c’est un scénario Bisounours et assimilés, du soleil, un vent frais, du calme, un râteau dans la main gauche pour désherber les patates, le transat et le Pulco citronnade dans la main droite pour se désaltérer après l’effort.

Mais ce « comme prévu » évolue toujours à mon grand regret, parce que là je prenais pas en compte le facteur humain, le facteur relationnel, le fait que quand tu vas fêter tes 26 ans dans 9 jours mais que tu viens chez ton Papy et ta Mamy qui t’ont vu grandir depuis ta naissance et gardé pendant chaque vacances scolaires, c’est difficile de faire l’impasse sur des choix et des compromis.

Comprenez par là qu’il est désormais difficile qu’on s’adresse à moi aujourd’hui comme un gamin de 15 ans, celui que j’étais il y a 10 ans. Enfin après je fais pas non plus l’étonné, ça fait des années que ça dure, parce que ne pas faire comme tout le monde, pour la génération baby-boomer c’est mal vu forcément. Ne pas manger de poisson le vendredi c’est suspect. Travailler le dimanche c’est inadmissible. Les magasins ouverts les jours fériés c’est scandaleux. La tarte aux pommes le dimanche midi c’est sacré. Rajoutez un canapé rouge, un Michel Drucker et Vivement dimanche prochain.

Avant que j’apprenne à maîtriser l’art du lâcher-prise, l’indifférence de situation, le jemenbalek global, les discussions partaient en cacahuètes au quart de tour, tel le moteur de mon ZIP 50 avec son vario débridé que je vais céder le mois prochain contre un New Typhoon 50.

A présent le silence constitue une arme de communication non verbale la plus redoutable de mon arsenal. Cette arme fait malheureusement parler d’elle puisqu’elle est plutôt agaçante pour l’interlocuteur qui vous interroge, bien que souvent les questions se ressemblent et se rassemblent autour d’un même thème : « qu’est-ce qu’on mange ? ».

Je veux bien comprendre qu’à la campagne c’est pas comme en ville, patati patata… Argument plausible en 1960, beaucoup moins pertinent en 2018 alors que le Intermarché et le Netto ici sont ouverts même le dimanche et jours fériés et qu’on est pas en temps de guerre à ce que je sache.

Comprenez aussi que donc qu’à 26 ans il est difficile de se voir imposé un mode de vie d’une autre époque, d’une autre mentalité, d’une autre façon de vivre, d’être et de penser. Lorsque l’on s’y oppose ça pose problème. Je vois les choses autrement, comme chaque individu, mais il semble qu’avoir une liberté, celle d’opinion, semble une lutte acquise par mes aînés aussi dans le lot, mais passé à la trappe quand ça arrange.

Etre soi, être authentique, c’est mon mode de vie, c’est un mode de vie que j’ai choisi parce qu’il colle le mieux à ma personnalité et contribue à mon équilibre mais qui m’en coute pour le coup, je le sais. Ça ternit un peu le tableau des vacances à la campagne paisibles que tout citadin blasé (sur)vivant au coeur de travaux bruyants diurnes et nocturnes rêve chaque dimanche soir avant de reprendre le chemin du boulot chaque lundi matin depuis des années.

Arrivera un jour où j’obtiendrais cette liberté de vivre pleinement un bien-être équilibré, ici à la campagne, loin du merdier urbain ambiant, loin des jugements et prises de tête inutiles.

En attendant, en plus de faire abstraction, on fait avec, faire avecune réalité de terrain dont on ne peut changer les règles du jeu.